b'Twin village

Publié le par Jean-Michel

là où l'on roula le tabac, bientôt on pédalera

Sept cents privilégiés - des salariés de Décathlon Campus - ont, ce dimanche, marché sur les cendres de l'ancienne manufacture lilloise de tabac. Ce qui fut Seita, puis Altadis, est amené à devenir dans un futur proche le plus grand centre mondial dédié au vélo : b'Twin village.

 

D'abord ce qui frappe, c'est l'état du bâtiment apprendre que les machines qui fabriquaient les cigarettes ont quitté les lieux la veille ne surprendrait pas le visiteur tant l'endroit a été préservé des outrages du temps.

Étonné est aussi celui qui a connu l'activité précédente ou a participé à l'un des derniers grand combat social de la métropole lilloise étrange sensation ensuite que de pédaler au hasard de ces dix-huit hectares (le bâtiment principal en occupe une dizaine). Sur la pelouse où s'amusent les enfants du personnel de Décathlon Campus, invités dimanche à visiter les lieux, se dressera un espace de pratique indoor de 2 500 m². Ils ne sont pas loin de 700, ce dimanche, sur le site. «  C'est la fête du vélo, s'amuse Yves Claude, directeur général de Décathlon. Les salariés de Campus sont venus découvrir l'avant b'Twin village. Comme nous l'avions fait pour les dix ans de Campus, nous voulions que les familles soient associées . »

En train

Après quelques coups de pédales, on roule sur ce qui sera un vaste espace de restauration. « On rêve d'un site aussi vivant qu'aujourd'hui (dimanche), un lieu de rencontres et de rendez-vous pour les amateurs de vélo mais pas qu'eux, raconte Dominique Daguillon, directeur de la marque b'Twin. L'endroit n'est pas très vert mais il est merveilleusement placé. » Dans les cartons, il y a aussi l'idée de réhabiliter la voie de chemin de fer qui servait au transport des cigarettes et de lui donner une vocation moins nocive à la santé. «  On viendrait chercher son vélo ici et ensuite on prendrait le train pour aller à la mer se balader », explique le patron. Et dire que certains cherchent encore où installer la troisième gare de Lille !

Un peu plus loin, il y aura un musée du vélo, un centre de documentation, un espace dédié aux petites réparations et un autre où le public viendra revendre son « vieux » vélo (sur le modèle du Trocathlon). De place, il ne manque pas : le bâtiment fait plus de 500 m de long. C'est d'ailleurs parce que l'espace semble ici élastique que Décathlon a imaginé un projet comme celui-là : un village dédié au vélo.

À l'instar de ces cuisines qui s'ouvrent sur la salle dans certains restaurants, les ateliers seront en lien direct avec les utilisateurs. Le magasin sera organisé par famille : vélos de ville, de promenade, VTT... Dans le fond du bâtiment, les ateliers : très vite, on y assemblera les roues, on mettra en peinture et on fabriquera même les cadres sur place (opération, pour le moment, réalisée à l'étranger). Le laboratoire, où les vélos de demain seront conçus, aura une place de choix dans cette usine pas comme les autres. « Tout le monde sous le même toit, c'est un principe unique au monde dans le domaine du vélo », assure Yves Claude. •

 

 

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