Dany Boon : avant-première triomphale à l’baraque
À vrai dire, l’heure n’était plus du tout à la polémique sur le règlement de l’addition finale. Hier, c’était paillettes et « people » tous azimuts ! Plusieurs centaines de curieux se pressaient d’ailleurs aux abords des quais pour apercevoir les vedettes garnissant les rangs de ces 320 usagers du rail un peu particuliers. Gad Elmaleh, Daniel Auteuil, Arthur entre autres… À peine le temps d’apprécier un concert de carillon qu’il faut filer vers l’UGC du centre-ville, là où plusieurs (autres) centaines de personnes attendent, certaines depuis les premières heures de l’après-midi. Comme Jean-Pierre, « boyau rouge » du bassin minier, qui n’a pas hésité à poser un après-midi de congé pour applaudir Dany et sa troupe. Ou encore la jeune Sylvie, de Lille, qui adore le film sans l’avoir vu : « Ce film, ça va nous faire du bien : c’est trop marrant. »
Côté ambiance, vous vous souvenez du générique de Champs-Élysées, l’émission de Michel Drucker ? Hier, tout y était : un défilé de monospaces, un tapis rouge, et une avalanche de personnalités bien habillées. Seule évolution notable : cette armée de téléphones portables comme autant d’appareils photo brandis simultanément par des fans en liesse malgré le froid. Dany Boon et sa femme Yaël, rivalisant d’élégance, inaugurent le défilé. Hystérie dans les rangs. Les cris s’élèvent : « Dany ! Dany ! » Quelques voix moins subtiles se lancent : « Cha va Biloute ? » L’équipe du film est là : Dany bien sûr, avec les régionaux de l’étape (Guy Lecluyse, de Tourcoing ; Philippe Duquesne, de Béthune ; Line Renaud, de Nieppe ; Anne Marivin, de Picardie) mais aussi les autres (Kad Merad, Zoé Félix, Zinedine Soualem, Stéphane Freiss). Et c’est parti pour une virée dans les coursives du cinéma pour présenter le film, devant 1 600 spectateurs répartis dans quatre salles. « Ce film vous ressemble !
», scande Dany Boon. « Merci pour l’accueil ! », renchérit Kad, la jambe prisonnière d’une attelle suite à une mauvaise chute. « Vous êtes chauds, je suis vraiment impressionné », poursuit Stéphane Freiss. « Jamais on n’aurait eu ça à Paris », reprend Anne Marivin. Bref, de quoi déchaîner les ardeurs d’un public déjà tout acquis à la cause ch’ti. « Extraordinaire, résume Dany, l’enfant du pays. Il fallait vraiment faire venir toutes ces personnalités, et leur donner un bout de l’humanité qui existe dans le Nord. » 21 h : le marathon continue. Direction le cinéma Duplexe de Roubaix (trois salles à honorer), avant le Kinepolis de Lomme (quatre salles et 2 000 personnes). Chaude, la soirée chez les Ch’tis ! •