Bienvenue chez les chtis suite
Dany Boon : dans les coulisses d’une promo ch’tigantesque !
Le Nord - Pas-de-Calais était à la fête hier, et pas seulement parce qu’il a fait un temps radieux (contrairement au Sud). Au lendemain de l’avant-première nationale, la promotion du film de Dany Boon « Bienvenue chez les Ch’tis » – qui sort aujourd’hui dans la région – a continué d’imposer son tempo médiatique. Récit d’une folle journée.
> 9 h. – Nous sommes à l’hôtel Hermitage Gantois, un luxueux quatre étoiles lillois. L’équipe du film ouvre à peine les yeux. Trois salons sont réservés pour les interviews, en plus du grand hall transformé en fourmilière médiatique par laquelle transiteront pas moins de 60 journalistes venus de France et de Belgique.
> 10 h 10. – Pantalon treillis, polo rose. Dany Boon fait son apparition. Un grand café à la main, et des souvenirs plein la tête. « Je ne pouvais pas rêver meilleure avant-première. Lundi soir, après Lille, on est allés à Roubaix, puis au Kinepolis de Lomme. Là-bas, il y avait ma mère, mon frère, mes voisins, des copains d’enfance. Ils m’ont montré un petit film avec des images du making of . Puis on est rentrés, juste pour boire un petit verre à l’hôtel. On s’est couchés vers 3 h 30. » Et l’accueil du public ? « Très fort. Ma femme Yaël est restée dans une salle. Elle m’envoyait des textos pour dire que les gens riaient beaucoup. » > 11 h. – Impossible de faire un pas sans passer dans le champ d’une caméra. Un représentant de Pathé, le distributeur, confirme l’importance de l’enjeu : « C’est notre plus grosse opération de promotion, en terme d’avant-premières. Il y en a eu plus de cent en tout. » Loin devant Astérix donc. Autant dire que le box office devra se compter en millions de spectateurs.
> 11 h 15. – Le comédien Kad Merad, toujours gêné par son attelle à la jambe, se motive : « Allez, faut saquer d’dins ! » Un peu plus loin, le comédienne Anne Marivin se sent à l’aise : « Je suis née à Senlis, mais je me sens plus ch’ti que parisienne. J’avais une nounou qui disait : “Ferme et’guiffe” ».
> 11 h 40. – La déconne va crescendo. Dany Boon s’efforce de répondre aux questions de France Bleu Nord tandis que Guy Lecluyse, acteur du film, natif de Tourcoing, se lance sans bouger les lèvres dans un aboiement de chien, sa grande spécialité. Un peu plus tard, le micro de Dany finit dans la narine de Kad. C’est officiel : ils sont chauds.
> 12 h 50. – Rendez-vous à l’ombre du beffroi de la Grand-Place d’Armentières pour Dany Boon et quelques autres.
Juste le temps de passer chez Arnaud et Sylvie, patrons de Time Chips, pour manger une fricadelle-frites devant l’appareil photo d’un hebdo parisien (et le nôtre également…). « Il est davantage pris par le temps, mais il n’a pas changé », assure la maîtresse des lieux qui a partagé les mêmes bancs que Dany Boon, à l’école Saint-Louis. Les clients viennent féliciter l’artiste, sous l’oeil averti de sa maman qui, justement, passe par là… > 14 h 30. – Retour à Lille, au café La Cloche (bondé), devant le micro de Laurent Boyer, pour l’émission « La Tête dans les étoiles », sur RTL. Ambiance survoltée : « Dany, président ! » Pendant les pubs, le héros du jour signe les autographes à la chaîne. Y compris sur une écharpe qu’un fan lui tend avec passion. Et même sur des photos de Kad… Un petit coup de pompe ?
> Fin d’après-midi. – L’équipe du film est partie en TGV. Dany Boon quitte de son côté Lille en voiture. À 19 h, il doit avoir rejoint sa loge du théâtre de la Porte Saint-Martin où il joue Le Dîner de cons, avec Arthur, jusqu’au mois d’avril. •
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