RENTRÉE SCOLAIRE
Petits bonheurs des uns et grands dépits des autres
En ce lendemain de rentrée, les situations sont contrastées dans la région... Petit panorama non exhaustif.
Heureux événement à Neuville-Vitasse. - Après quinze années de fermeture, l'école de Neuville-Vitasse (dans l'Arrageois) a rouvert hier matin une de ses deux classes. Un heureux événement pour le village de 510 âmes, qui profite enfin de la dynamique immobilière et de l'accroissement de la population scolaire au sein du regroupement pédagogique avec deux autres petites communes. La classe à deux niveaux (grande section de maternelle et CP) accueille dix-sept enfants de cinq et six ans.
À Bouret-sur-Canche, quatre chanceux. - Dans cette commune du Ternois, il n'y a pas eu de bousculade. En effet, dans cette classe unique, ils n'étaient que quatre élèves (deux garçons et deux filles en CP, CE1 et CM2). L'an passé, neuf élèves y étaient scolarisés.
Caroline Baude, fraîchement sortie de l'IUFM, en est l'institutrice. « C'est particulier pour débuter. Les élèves sont un peu des privilégiés. » Pour le maire Jean-Marie Delattre, « les parents préfèrent amener leurs enfants à Frévent, situé à quelques kilomètres, car il y a une cantine et une garderie ». Selon Carole Crammer, nouvelle inspectrice de l'éducation nationale pour la circonscription, « il sera très difficile de conserver cette classe à la rentrée prochaine ».
À Douvrin, on a le mal du transport. - À Douvrin, entre Lens et Béthune, une trentaine de personnes (parents, écoliers, grands-parents) se sont rendues à pied à l'école, entre la cité Albert-Camus et le centre. Par cette action, ils protestaient contre la suppression de trente cartes de transport scolaire au préjudice d'élèves habitant les quartiers périphériques. Cette carte permettait aux enfants d'aller à l'école en bus... ce qui n'est plus possible pour trente d'entre eux. Le maire envisage une solution au cas par cas... mais maintient l'engagement de limiter les dépenses de la commune, déjà épinglée pour son endettement.
À La Chapelle-d'Armentières, les élèves se serrent. - Parents et élus sont mobilisés pour obtenir l'ouverture d'une classe à l'école maternelle et primaire Omer-Ollivier où on refuse treize enfants nés en 2006. Actuellement, 149 élèves sont inscrits pour, notamment, trois classes « très lourdes », de l'avis des parents, puisque les effectifs sont de 30 élèves chez les tout-petits, 35 pour les « moyens grands » de maternelle et 35 pour les CM1-CM2.
À Wimille, les Roms font débat. - Après des mois d'incertitude, six enfants roms ont fait leur rentrée hier matin à l'école primaire de Wimille, près de Boulogne-sur-Mer. Mais plusieurs parents craignent des problèmes d'hygiène car ces six enfants habitent dans un camp de fortune à l'entrée de la commune, avec une soixantaine des leurs. Ils seront suivis durant l'année par une enseignante spécialisée. L'inspection académique a rappelé au maire son obligation de scolariser tous les enfants dans sa ville « quelle que soit leur origine sociale, culturelle ou géographique ». •