TGV Paris/Lille
quatre heures de retard pour des voyageurs après une panne
Les voyageurs d'un TGV reliant Paris à Lille ,hier après-midi, ont dû être transférés dans un autre train à la suite d'une « panne de moteur » et ont subi au final un retard de plus de quatre heures, a-t-on appris auprès de la SNCF.
Le train, parti à 12h58 de la gare de Paris-Nord, « est tombé en panne vers 13h10-13h15 pas très loin de Paris et est reparti à plusieurs reprises avant de finalement tomber en rade à Saint-Denis », a précisé une porte-parole du groupe. Après plusieurs tentatives pour le réparer, le train a finalement été remorqué vers Paris « en marche arrière, et donc à toute petite vitesse », a-t-elle ajouté.
Les 300 passagers ont alors été transférés dans un autre train, reparti à 17h17 de la capitale. « Le transbordement, qui s'est effectué de quai à quai, a duré une heure », a indiqué Nathalie Toussaint, responsable régionale de la communication de la SNCF, lors de l'arrivée du TGV à Lille à 18h33. Les voyageurs « ont eu de la lumière tout le temps, la climatisation a fonctionné sauf durant la dernière heure, et à Paris ils ont reçu un plateau repas et de l'eau », a-t-elle déclaré. Des enveloppes de compensation intégrale du trajet ont également été distribuées.
A Lille, certains passagers ont manifesté leur colère à l'arrivée. Jean-François, dont le fils Simon était dans le train, s'est notamment plaint auprès d'un responsable du manque d'information. « J'ai fait tous les numéros possibles et inimaginables, et personne à la SNCF n'a été foutu de me rassurer, il n'y a pas de numéro d'urgence, c'est inacceptable », a-t-il réagi. « Jusqu'à notre retour gare de Nord, on ne nous a rien donné », a déclaré pour sa part Bastien Wattelet, 18 ans. « La seule chose qu'on ait eue, ce sont des flics pour calmer les éventuels énervés », a-t-il dit.
La SNCF a connu en quelques semaines plusieurs incidents majeurs sur ses trains à grande vitesse, en particulier sur un Eurostar Londres-Paris le 18 avril qui avait mis 12 heures à effectuer son trajet à la suite d'une panne du système informatique, mal diagnostiquée par le conducteur.
Des retards de plusieurs heures affectant des TGV se sont également produits depuis fin avril: entre Saint-Malo et Paris, Strasbourg-Paris, puis début mai sur la ligne Bordeaux-Paris et plus récemment entre Montpellier et la capitale.