Louvre-Lens : le permis de construire est signé

Publié le par Jean-Michel

 Reste à trouver les constructeurs

Alors qu'en juin l'épisode de l'appel d'offres infructueux laissait plus qu'entrevoir un retard de livraison, les porteurs du projet du Louvre-Lens se consolent avec la signature du permis de construire. Cette étape, administrative, est franchie sans surprise. Reste à désigner le constructeur...

 

Le communiqué de presse de la mairie de Lens l'annonce fièrement : le permis de construire du Louvre-Lens, « dessiné » par le cabinet d'architecte Sanaa, a été signé fin juillet par le préfet du Pas-de-Calais, Rémi Caron. Une formalité administrative est ainsi franchie. Dans ce même communiqué, le maire de Lens, Guy Delcourt, ne se fait pas prier pour s'en féliciter : «  S'il fallait encore convaincre que le Louvre-Lens viendra s'intégrer très prochainement dans notre territoire, la concrétisation de cette étape incontournable pour la réussite d'un tel projet s'en charge. » La phrase n'est pas anodine et renvoie à cet appel d'offre infructueux qui, en juin, a infligé un sérieux contretemps au projet piloté par le conseil régional : la pose de la première pierre était prévue en septembre 2008 (pour une ouverture à l'automne 2010) le retard devrait être de six mois, selon Guy Delcourt.

Parmi les lots de travaux qui n'ont pas trouvé preneur, le plus emblématique est celui consacré au gros oeuvre. La copie rendue par le seul groupe de BTP ayant répondu « dans les clous » dépassait sensiblement l'enveloppe impartie à cette phase (70 millions sur un budget global de 127). Les autres lots infructueux portent sur les abords du musée et les ascenseurs.

La suite en octobre ?
Ce fâcheux épisode amènerait, toujours d'après l'élu lensois, à un démarrage des travaux début 2009 pour une livraison au printemps 2011. «  Comme la pose de la première pierre n'est pas liée à la conclusion de l'appel d'offres, mais au permis de construire, on peut l'imaginer en octobre  », se plaît à préciser le maire. L'étape ne serait alors que symbolique, et le retard, lui, bien réel. Là encore, Guy Delcourt tempère : «  Le projet du deuxième centre Beaubourg à Metz a été livré avec un an et demi de retard, alors... » •

 

 

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