Lille : l'immeuble Opéra Faidherbe

Publié le par Jean-Michel

L'immeuble Opéra Faidherbe a quasiment bouclé sa commercialisation

La commercialisation des 9 500 m² de l'immeuble Opéra Faidherbe, face à la place du Théâtre, touche à sa fin. Parmi les arrivées remarquées, celle de la société d'informatique O2i. La Grande Pharmacie de France, elle, est assurée de rester.

 

Les travaux ont beau se poursuivre, ils n'ont pas empêché les commerciaux de labourer le terrain. Pour preuve, l'arrivée enregistrée par les propriétaires du prestigieux immeuble Opéra Faidherbe, Olivier Valdelièvre et Gonzague Dubois (SCI IGEFI) : outre le retour de La Voix du Nord - Carlson Wagonlit dans la rue Faidherbe, sur 105 m², la société de distribution informatique (ingénierie de réseau et formation) O2i va s'implanter sur trois niveaux, pour une surface d'environ 1 000 m². Installée auparavant rue Anatole-France, la société conserve une partie boutique (ordinateurs et accessoires), sur 400 m² en rez-de-chaussée, à destination du grand public. Selon Didier Houix, secrétaire général d'O2i, l'entreprise pourrait récupérer la surface dès la fin de l'année pour commencer ses propres travaux.

La fin de l'année, c'est la date butoir que la SCI IGEFI se fixe pour achever la rénovation en profondeur de l'immeuble haussmanien construit en 1924. Côté commerces, une seule surface reste à commercialiser : 100 m² que les propriétaires souhaiteraient voir dévolus au commerce de détail (objets, voyages...).

Chez Tostain & Laffineur Real Estate, chargé de commercialiser les bureaux, on préfère s'en tenir au plan com'. Les annonces, ce sera pour septembre. C'est dire le suspense ! À peine a-t-on droit, en guise d'amuse-gueule, à un chiffre : 70 %. Sur les 5 000 m² de bureaux disponibles, 70 % ont déjà été loués à quatre sociétés, dont Unilog-Logica (informatique) qui a réservé 1 900 m².

Le torchon brûle toujours, en revanche, entre la Grande Pharmacie de France et les propriétaires de l'Opéra Faidherbe. Si la famille Claeys, installée dans les lieux depuis l'origine (voire même depuis 1873), n'a plus à s'inquiéter d'un déménagement, l'impasse demeure en ce qui concerne la façade. La SCI IGEFI ne cache pas sa colère face au refus de la Grande Pharmacie de France d'entreprendre des travaux pour unifier l'architecture du linéaire commercial. « C'est une catastrophe pour le quartier », siffle-t-on du côté de la SCI IGEFI. Louis Claeys, le patriarche, n'en frémit pas une seconde. « Ce ne sont pas les propriétaires qui peuvent imposer des travaux de façade », réplique-t-il ; et d'indiquer qu'il pourrait demander des dommages et intérêts suite aux pertes d'exploitation commerciale qu'il estime avoir subies durant toute la durée des travaux de rénovation. •

 

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