Château d'Olhain

Publié le par Jean-Michel

Les sept raisons capitales de franchir son pont-levis

Ouvert chaque samedi et dimanche pendant ces vacances d'été, le château d'Olhain, planté au coeur de Fresnicourt-le-Dolmen, entre Bruay et Arras, n'en finit pas d'émerveiller petits et grands. Une trentaine de visiteurs par après-midi en moyenne ; fréquentation variant entre neuf et soixante visiteurs selon les caprices du ciel. Voici sept bonnes raisons, tirées de leurs expériences, de se laisser convaincre et de franchir le pont-levis de cet imposant édifice niché en plein coeur de l'Artois...

 I.- Une partie de l'édifice, érigé au XIIIe siècle puis réaménagé jusqu'au XVIIe, est classée aux Monument historiques et une autre inscrite à l'inventaire supplémentaire (depuis 1989).

Il est l'exemple type des châteaux forts des plaines de l'Europe du Nord.

> II. «  L'entrée est payante mais on participe à l'entretien du monument, non ? » Philippe, de Mazingarbe, a vu juste.

Le montant des entrées est entièrement destiné à son entretien.

> III. « Un des rares endroits de ce genre dans la région », selon Ahmed, venu de Lens avec sa compagne Carmen et sa belle-mère, allemande. « On a l'impression d'entrer dans la peau des personnages de cape et d'épée », s'émeut-il devant ces vieux murs qui regorgent d'histoire et cette pierre tombale, dans la cour, qui abrite les restes de Jean de Nielles.

> IV.- « Je trouve que ce château a une authenticité exceptionnelle, quelque chose de naturel dans son entretien."  Roger est venu de la région de Charleroi, en Belgique. « On se rend vraiment compte comment les gens ont vécu ici. » 

 V.-
Point de visite guidée, mais un livret d'accompagnement qu'Henry, étudiant béthunois, déchiffre scrupuleusement. « C'est plutôt le côté historique de la visite qui m'intéresse », précise-t-il, convaincu par les lieux... et comment !

Il se dit prêt à entamer une tournée de tous les châteaux de la région.

La barre est mise très haut, donc ? « C'est vrai que c'est très bien entretenu », ajoute son copain Renaud qui, lui, était déjà venu petit. « J'en avais gardé un très bon souvenir. » >

VI.-
Passionné de légendes ? Il y en a une qui peut vous intéresser.

Certains prétendent que d'Artagnan, capitaine des Mousquetaires du roi, reposerait à Olhain, à l'emplacement de l'ancienne chapelle, c'est-à-dire aujourd'hui au centre de l'actuelle cour du château. « Il est mort là le Mousquetaire ? », s'interroge Baptiste, 10 ans, en agitant la tête dans tous les sens.

Le mystère demeure, bien sûr, au sujet de cette sépulture... Une certaine Louise de Berghes, alors résidante de ce château, avait en tout cas épousé, vers 1700, le comte d'Artagnan, gouverneur d'Arras et cousin du Mousquetaire.

> VII. Le château est au milieu du triangle Béthune - Arras - Saint-Pol. Florent, 9 ans, est venu de cette dernière commune du Ternois, où il séjourne chez ses grands-parents.

L'occasion, pour le jeune homme, de prendre de l'avance sur quelques chapitres d'histoire. Même s'il a en fait surtout été fasciné par la « tour et ses 101 marches, mais également par les souterrains où il y avait des passages secrets ». Et il en frissonne encore... •

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