Faut-il rattacher la Wallonie à la France ?

Découvrez les résultats du sondage demain
À force de s'entre-déchirer sans retenue depuis plus d'un an, la classe politique belge - enfin flamande et francophone - commence à faire des dégâts dans la population. Est-ce la fin de la Belgique ? La Wallonie doit-elle être rattachée à la France ? Le sondage IFOP pour « La Voix du Nord » et « Le Soir » de Bruxelles, que nous publierons demain, risque de vous étonner et de faire du bruit !
C'est peu de dire que les Belges, des deux côtés de la frontière linguistique, en ont ras la casquette de l'interminable pugilat politicien qui rend le pays quasiment ingouvernable depuis les législatives fédérales de juin 2007. Comme partout en Europe, ils préféreraient qu'on leur parle des problèmes de pouvoir d'achat, d'inflation, de coût de l'énergie, plutôt que de la scission de l'arrondissement électoral Bruxelles - Hal - Vilvorde.
Les agriculteurs ont ainsi manifesté leur mauvaise humeur, vendredi matin, lors de l'ouverture de la 74e foire de Libramont. Ils ont copieusement hué les personnalités politiques, tels le Premier ministre Yves Leterme et des alliés francophones de son gouvernement, comme le libéral Didier Reynders.
Reste que la bataille commence à instiller quelques idées. La Belgique de papa et de feu le roi Baudouin, maîtresse dans l'art du compromis et de l'intelligence la plus souvent partagée, vit son agonie. Les francophones wallons et bruxellois, qui n'étaient pas demandeurs au contraire des Flamands, en viennent peu à peu à se dire que, finalement, après tout, au bout du compte, en y réfléchissant et en pesant le tout, ils se débrouilleraient aussi bien sans leurs voisins nordistes.
Où en est cette idée ? Pensez-vous que la Belgique va-t-elle disparaître ? Souhaitez-vous le rattachement de la Wallonie à la France ? Notre sondage, réalisé par l'IFOP, a posé ces questions des deux côtés de la frontière, à 510 Wallons et 850 Français. La longueur de la crise creuse progressivement le lit de l'impensable.