Sur les traces des Ch’tis de Dany Boon
Bergues vit une aventure incroyable en marge du phénoménal succès du film « Bienvenue chez les Ch’tis ». Des touristes viennent de toute la France pour se faire photographier devant les lieux emblématiques du tournage. Un circuit découverte sera proposé dès samedi. Visite guidée sur les lieux officiels (et quelques autres).
La visite commence par le beffroi (avec le célèbre carillon). On peut l’escalader (1) mais on peut aussi l’acheter en miniature (15 E), avec le - désormais - célèbre calicot : « Annabelle, je t’m. Épouse-moi. Biloute. » « On proposait déjà la reproduction du beffroi, explique Jacques Martel, vice-président de l’office du tourisme. Mais depuis le film, les gens nous réclamaient cette inscription… »
La maison de Line Renaud et de Dany Boon se trouve 25, place du Marché-aux-Fromages. C’est la propriété de Marc. Il se souvient du tournage comme d’une « expérience sympathique » et depuis, malgré les visites (avec pause photo devant la maison), il est heureux : « C’est positif pour Bergues, la ville est bien mise en valeur. Et puis le film a fait sauter tous les clichés du Nord - Pas-de-Calais. » À quelques pas de là, il y a la poste (13, place du Marché-aux-Fromages), ancien bâtiment de GDF.
Sur fond de tournée arrosée, la « pause pipi » de Kad Merad et Dany Boon est un grand moment du film. Le canal se trouve à 100 mètres de la maison de Line Rinaud… Il suffit de demander aux Berguois à quel niveau de la rambarde les acteurs prenaient appui et le tour est joué pour la photo. Joël, président des Berguenards (troupe locale de carnavaleux), prend la pose : « C’est un bon film, convivial, même si parfois c’est un peu trop caricaturé. »
Elle se trouve à deux pas du beffroi, 1, rue Léon-Claeys. Beaucoup de touristes viennent la photographier sauf que dans le film, c’est… le Trésor public. Il reste les facteurs, comme Bernard, régulièrement interpellé par le fameux « Ça va Biloute ? ». On peut le prendre en photo, mais sans vélo (tous les postiers de Bergues sont à pied). Et il ne manque pas d’humour : « On n’entre plus dans les maisons quand on fait la tournée ! »
C’est le café (débaptisé de « poste » en « porte »…) où Kad Merad fait une chute mémorable. Sylviane, tenancière, confir- me l’engouement : « Il y a beaucoup de gens qui viennent exprès. J’ai une photo du tournage au mur : ils me la réclament pour faire des photocopies. C’est de la folie. Beaucoup veulent aussi retrouver la terrasse du film. Ils vont être contents : je la réinstalle la semaine prochaine. » Pas question malgré tout de jouer les apprentis cascadeurs dessus.
Inutile de chercher la baraque à frites du film sur la place de la République : elle y a été acheminée pour les besoins du film (lire ci-contre). En revanche, vous pouvez faire un arrêt à la Friterie des Flandres (14, place de la République) pour manger les mêmes frites que Dany Boon et consorts.
« Dans le film, ce sont nos frites, s’enflamme Jérôme. On a eu un autographe sur un menu et une photo dédicacée de Dany Boon pour nous remercier. Il y a vraiment beaucoup de retombées pour la ville : les gens viennent nous voir de loin. On a aussi beaucoup de questions sur la fricadelle. » •
1. - Pour des raisons de sécurité, le groupe ne pourra monter en haut du beffroi mais le découvrira par vidéo interposée (avec le carillon), dans le cadre de la visite prévue samedi à 15 h 30, avec un guide qui livrera des anecdotes sur le tournage