Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 23:58

En fait-on trop sur le nouveau film de Dany Boon ?

samedi 06.03.2010, 05:02 - La Voix du Nord


 Dany Boon lors du premier jour de tournage, sur la Grand'Place de Chimay.


Dany Boon lors du premier jour de tournage, sur la Grand'Place de Chimay.

C'est un courriel que nous avons reçu cette semaine avec ces quelques phrases : « Badaboum ! Qui n'aime pas Dany Boon ! Attention, le boom médiatique sur Boon peut lasser ! Trop de Dany tue Dany... et ce serait vraiment dommage ». ...

 

La réflexion est tout à fait légitime et bien sûr que la rédaction y a pensé bien avant le début du tournage de Rien à déclarer notre but étant de trouver le juste équilibre entre ceux pour qui le réalisateur de Bienvenue chez les Ch'tis n'est pas « leur tasse de thé » et ceux qui le vénèrent. Reste qu'il y a la réalité... Vu d'en-haut, il est tout à fait normal qu'on alerte « sur le bourrage de crânes possible » mais vu d'en-bas, c'est tout autre chose. Car il y a cette ferveur populaire sur le terrain. C'est vraiment impressionnant.

On ne parle que de lui et il y a tous ces gens capables d'attendre des heures pour le voir. Dès qu'il arrive, ce sont des « merci » par dizaines.

Comprenez que la population de la Grande Thiérache est fière que l'homme aux 20 millions d'entrées au cinéma ait posé sa caméra chez eux, le temps d'un film. Et chaque fois qu'un article paraît sur Dany Boon (dans notre journal ou sur l'Internet)... c'est celui qui est le plus lu ! Néanmoins, il ne s'agit pas pour nous de « lui servir la soupe » mais de parler de ces figurants de chez nous, notamment dans le cadre de portraits, qui participent et témoignent de leur expérience. Tous vous le diront. Pour eux, «  Dany Boon n'est pas homme comme les autres ».
L. M.

Par Jean-Michel - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 23:55

Maroilles : la fromagerie redémarre avec « un bio » qui n'attend plus que son appellation

dimanche 07.03.2010, 05:02
Maroilles : la fromagerie redémarre avec « un bio » qui n'attend plus que son appellation La production de fromage a repris cette semaine dans des locaux mieux aménagés.
PHOTO « LA VOIX »

Neuf mois après l'arrêt de la production le lait coule à nouveau dans les tuyaux de la fromagerie de Maroilles. La distribution d'un maroilles bio au lait pasteurisé est imminente. On table sur une quantité de 100 tonnes la première année avant de doubler la production en 2011.

Depuis l'ouverture de la fromagerie du Bocage fin 2007 beaucoup de choses ont changé, à la fois sur le papier et sur le terrain. D'un atelier artisanal géré par un petit groupe d'agriculteurs associés, la fromagerie est devenue une véritable petite usine dirigée cette fois-ci par une société qui appartient pour 51 % à l'intercommunalité tandis que des actionnaires du secteur privé se partagent les 49 % restants.

Achat d'un camion et de plusieurs machines

Une visite guidée permet de constater un changement considérable dans les différentes étapes de la fabrication. À commencer par celle de l'arrivée du lait, ou plutôt un peu avant celle-ci, puisque la fromagerie a investi dans l'achat d'un camion. Celui-ci permet d'aller chercher la matière première « où on veut et quand on veut », explique le président de la SEML (1) André Ducarne. Une fois dans les murs de la fromagerie, le lait est thermisé, c'est-à-dire chauffé à 72 ° C. « Avant, cette température n'était pas toujours atteinte aujourd'hui le lait ne peut tout simplement pas partir dans les tuyaux si ce n'est pas le cas », précise encore M. Ducarne. Après un temps de stockage dans des cuves, le lait arrive dans une salle où se déroulent les étapes du caillage, découpage, brassage et moulage. La salle a été entièrement réorganisée pour gagner en efficacité. Si l'espace d'égouttage n'a pas changé, les étapes suivantes ont subi quelques modifications qui devraient à la fois faire gagner du temps et garantir une production bien plus homogène qu'auparavant.

Fini le brossage, le salage et l'empaquetage à la main : des machines ont pris le relais. Terminé l'affinage dans une cave voûtée en briques puisqu'on n'arrive pas, pour l'instant, à y créer les conditions idéales. L'affinage se fait désormais dans deux salles recouvertes de plastique blanc du sol au plafond : on y maîtrise avec beaucoup plus de facilité température et hygrométrie. Nouveaux aménagements, camion, emballeuse, laveuses... quelque 200 000 E ont été investis pour rentabiliser l'outil et garantir une qualité constante de la production.

Partenariat technique et commercialisation

Le « pierre bleu » et les autres productions ont été abandonnées pour se concentrer sur la fabrication d'un seul fromage : un maroilles bio au lait pasteurisé. « Pour l'instant on produit un fromage : ce n'est pas encore, officiellement, du maroilles. On doit réaliser quatre productions le 16 mars on devrait savoir si on a l'AOC (2) ou pas », précise André Ducarne.

Le mot « bio » semble également avoir séduit le fromager axonais Philippe Roger qui suit désormais de près toutes les étapes de fabrication à la fromagerie de Maroilles. « C'est un partenariat technique » explique le fromager de l'Aisne qui s'occupera également de la commercialisation. « Moi je ne fais pas de bio on n'a donc pas la même clientèle mais les réseaux de distribution sont les mêmes », explique Philippe Roger qui dit être gagnant puisque ce partenariat lui permet « de diminuer mes frais de commercialisation et de logistique ». À terme, la reprise de l'outil pourrait-il l'intéresser ? « Ce n'est pas à l'ordre du jour » a répondu M. Roger « puis ça me va très bien comme ça ». •

Aujourd'hui la fromagerie redémarre avec quatre employés : le chef fromager Tanguy Couvreur, son assistante Nathalie Dolota, le chauffeur Stéphane Michel et la responsable qualité Audrey Peureux.

(1) Société d'Économie Mixte Locale.

(2) Appellation d'Origine Contrôlée.

Par Jean-Michel - Publié dans : On en parle
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 23:52

une usine « high-tech » qui fait couler l'eau de source

dimanche 07.03.2010, 05:06
Cristaline : une usine « high-tech » qui fait couler l'eau de source Boutons, écrans de contrôle: les packs, constitués automatiquement, poursuivent leur chemin. Direction la mise en palettes. Au centre, le laboratoire où les prélèvements, faits tout au long de la chaîne, sont analysés le PH

Environ 78 000 bouteilles d'eau Cristaline sortent, chaque heure, des chaînes de l'usine d'embouteillage de la source Louise, à Mérignies. Dans le même temps, sans compter deux autres forages, à Avelin et Cappelle-en-Pévèle, environ 100 m³ sontpompés à 80 mètresde fond, au coeurde la nappe phréatique.

Des palettes, des chauffeurs qui remplissent leurs bons avant de charger... Les alentours de l'usine de Mérignies ont tout d'une plate-forme logistique. Sauf que sous ses quelque 14 000 m², on jouerait plutôt la version troisième millénaire des Temps modernes.

« Combien de kilomètres de convoyeurs et de chaînes de production ? » Là, le directeur de Roxane Nord, Luc Baeyens, resterait presque coi dans le cliquetis des machines. « Deux chaînes d'embouteillage et une usine totalement intégrée », répond-il.

Hormis le personnel chargé des contrôles, du laboratoire et des expéditions, cette gigantesque mécanique tourne en trois postes, avec quatre personnes par équipe. Sans guide, on se perdrait presque, et pendant longtemps, dans ce labyrinthe...

Une palette en 26 secondes

De petites billes de plastique à la main, l'homme d'industrie explique comment elles sont chauffées et réduites à l'état pâteux pour être moulées en préformes, des sortes d'éprouvettes déjà dotées d'un pas de vis pour fixer le bouchon. Nouveau coup de chaleur, soufflage, moulage et voilà la bouteille en plastique prête à filer vers la salle d'embouteillage. Le « saint des saints », maintenu en surpression et où la soutireuse fonctionne automatiquement. Ici, charlotte, protège-chaussures et masque sont de rigueur. Les automates continuent de donner la cadence. Les bouteilles de deux litres, produit phare de la source, dont les premières sont sorties au printemps 2002, sont bouchonnées, étiquetées, alignées comme au défilé, en couloir et par rangs de six, pour former autant de packs qui continuent leur parcours rythmé jusqu'au terme de leur course : les lits de flacons s'empilent sur les plaques de carton. « En 26 secondes, la palette est constituée et houssée comme si on lui mettait une chaussette à l'envers », explique le patron de Roxane Nord, pour lequel la dernière étape de production, la pose d'un code-barres, est fondamentale. « Pour la traçabilité, cette étiquette permet de savoir en temps réel quand la palette a été produite, avec quelle matière première et dans quel magasin elle se trouve », précise-t-il à deux pas du laboratoire où des prélèvements propreté - qualité sont analysés plusieurs fois par jour. « Du forage inox jusqu'à l'ouverture de la bouteille, munie d'un bouchon inviolable, tout est mis en oeuvre pour la qualité, insiste-t-il. On a quand même mis cinq ans pour tester le forage et la pureté de l'eau, sans nitrate et peu chargée en sodium. D'ailleurs, elle est certifiée "qualité biberon".

 » Le temps de la baguette de coudrier est bien révolu ici... Les éprouvettes et les instruments de mesure laissés de côté, revoilà les palettes soigneusement alignées, prêtes à être engouffrées dans les poids lourds.

Destination : la grande distribution à près de 98 %. Avec cet ultime souci de l'industriel : pousser la rationalisation jusqu'à son terme. « Le sto-ckage est fait de telle manière que le chargement de 32 palettes dans un camion se fait en 9 minutes... » •

Par Jean-Michel - Publié dans : Economie
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 23:09
Station thermale de Saint-Amand-les-Eaux : le marché de la remise en forme en plein boom Curistes, adeptes de la remise en forme: la station est toujours en progression.

Le 1er mars, la station de Saint-Amand-les-Eaux rouvrira ses portes après la traditionnelle coupure hivernale. L'occasion de faire un bilan sur l'activité en 2009 et sur une étude vantant les bienfaits du thermalisme pour soigner l'arthrose du genou. Une chose est sûre : même si on a tendance à associer thermalisme et sud de la France, l'activité dans la région se porte bien. Qu'on en juge : 6 574 curistes ont été accueillis à Saint-Amand pour des raisons médicales en 2009 (+ 5 % par rapport à 2008), et 1 750 pour des cures de remise en forme (contre 1 402 l'année précédente). Offre élargie « Il y a un véritable développement du marché du bien-être, qui nous touche aussi... », confirme Claudine Gaudy, directrice des thermes.

Une activité en plein boom pour des stations thermales qui se sont aussi lancées sur un marché jusque-là apanage quasi exclusif des centres de thalassothérapie. « Avant on ne faisait pas du tout ça, confirme Eléonore Guerard, directrice déléguée de la Chaîne thermale du soleil, propriétaire de la station de Saint-Amand. Mais en fait, on faisait du bien-être sans le savoir. » Ce n'est d'ailleurs qu'il y a dix ans que Saint-Amand s'est mis aux cures de remise en forme. Et depuis l'offre s'est multipliée : minicures et même aquagym, activité elle aussi en pleine expansion (9 849 entrées en 2009 : + 7 % par rapport à 2008).

Mais à côté du marché de la forme, la station thermale conserve aussi ses fondamentaux, en proposant toujours des cures en voies respiratoires et rhumatologie. Un domaine où le centre amandinois peut mettre en avant son « soin vedette » : l'application de boue, issue directement du parc naturel tout proche. Saint-Amand-les-Eaux est d'ailleurs l'une des trois stations thermales à posséder sa propre boue. C'est dire si la station - la seule de la région - ne manque pas d'atouts. D'autant que l'effet proximité joue à plein, avec 90 % des curistes issus du Nord - Pas-de-Calais. Dans une région où les besoins de santé (et de remise en forme) sont très importants, le phénomène n'est assurément pas près de s'arrêter. •

BERNARD VIREL
Par Jean-Michel - Publié dans : On en parle
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 10:11

Sorti de sa tanière, le docteur Piccolissimo a tourné la page du carnaval

 PAR AMÉLIE VERMEULEN


 Entouré de ses fidèles «aides», le docteur Francisco Piccolissimo, à la longue barbe, a profité du voyage en calèche pour repérer les victimes qu'il devait opérer le soir. PHOTO PATRICK JAMES PHOTO PATRICK JAMES


Entouré de ses fidèles «aides», le docteur Francisco Piccolissimo, à la longue barbe, a profité du voyage en calèche pour repérer les victimes qu'il devait opérer le soir.

Ça y est, Gargantua a regagné ses pénates. Après cinq jours de festivités, les Bailleulois ont tourné la page du carnaval, hier soir. Repus d'un nouveau cortège - sous le soleil cette fois - et de l'apparition très attendue du docteur Francisco Piccolissimo, alias Christophe Fruleux. Le terrible médecin du carnaval.


 

C'est leur quatrième et dernier défilé. Les musiques s'enchaînent, les carnavaleux suivent. Des kilomètres dans les jambes, mais des ressources cachées. Mathilde tourne les pédales de son triporteur à en perdre haleine tandis que derrière le char de La Sauce, Laurence - dite Lolo - et Audrey, sous leurs costumes barriolés, se déhanchent en y mettant tout leur coeur. Fatiguées ? « Un peu, mais ça va !, sourient-elles. On tient grâce à la bonne humeur et à nos petits remontants ! » « Là, tout de suite, on ne la sent pas, la fatigue. La fête, la joie d'être là permettent de ne pas y penser. Mais c'est demain qu'on va accuser le coup », raconte Laurent, 42 ans, en train de faire la chenille derrière le char de Bailleuland. Par endroits, quand même, les gestes se font un peu plus lents, un peu moins énergiques. Les voix commencent à dérailler.


La fatigue, après cinq jours de festivités, des nuits écourtées, des excès aussi, commence à gagner du terrain.

C'est toujours le moment que choisit Francisco Piccolissimo pour faire son entrée. Le médecin terrible du carnaval, celui qui expie tous les maux. « Je n'arrive qu'aujourd'hui (hier) parce que les Bailleulois n'ont pas besoin d'être guéris avant. Là par contre, on commence à voir les affres de la fête. Les yeux jaunes, le teint pâle... », explique-t-il très sérieusement, en prenant place dans sa calèche. Les opérations faussement chirurgicales attendront un peu.

« Ça fait partie du folklore ! »

Pour l'instant, Christophe Fruleux, président de la Société philanthropique, qui incarne le personnage, savoure l'instant. Royal, il distribue amicalement à la foule des petits gestes de la main. S'excuse auprès d'un petit garçon qui lui réclame des bonbons. « Va voir à la bonbonnière !

 », lui crie-t-il. Caché derrière sa grande barbe, ses imposantes rouflaquettes et sa belle chevelure grise, on le prend apparemment pour quelqu'un d'autre... Plus gentil qu'il n'est vraiment. Car derrière ses grands sourires, Piccolissimo cache ses instruments de torture. Il faut monter à bord pour découvrir le thermomètre géant, la massue ou encore la scie à bûche qui serviront à opérer les prochaines victimes.


Celles que Piccolissimo est en train de repérer d'un oeil discret. « J'en ai aperçues trois, quatre », glisse-t-il en continuant de sourire.

Trois, quatre qui souriront moins pour leur part quand, une paire d'heures plus tard, le médecin leur tirera tripes et boyaux dans une mise en scène croustillante. Indigeste peut-être. « Ça fait partie du folklore ! », sourient les habitués. •

Par Jean-Michel - Publié dans : Carnaval
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 10:09

Les Dupont, (sup) porteurs de Violette la baigneuse, en tête de l'avant-bande

dimanche 21.02.2010, 05:04 - La Voix du Nord

 La famille au complet, hier, pour le carnaval de la maison dequartier du Méridien. La famille au complet, hier, pour le carnaval de la maison dequartier du Méridien.

|  BANDE DE MALO-LES-BAINS |

Une bande de Malo « géante » pour 2010 ! Outre l'affluence prévue, le rassemblement de 23 géants, Violette la baigneuse en tête, pour l'avant-bande, donnera de la hauteur à la manifestation. Rencontre avec la famille Dupont, cheville ouvrière de l'association des amis de Violette, en tête du cortège ce matin.

 

PAR BENJAMIN CORMIER

dunkerque@lavoixdunord.fr PHOTOS JEAN-CHARLES BAYON


Ne cherchez pas bien loin. Pour trouver les Dupont, suivez Violette la baigneuse ! La géante de Malo-les-Bains, née en 2008 à l'occasion du centenaire de la mairie de Malo, doit beaucoup à cette famille-là. Il y a le papa, Yannick, 39 ans, employé à la mairie : il est le « porteur » officiel de la géante - pour l'instant le « pousseur », la jeune demoiselle de 3,30 mètres de haut est encore montée sur roulettes jusqu'à son allégement, prochain -, et aussi son médecin attitré, aux petits soins dès qu'il s'agit de bricoler pour refaire une beauté à la belle. Vient ensuite la maman, Angélique, 34 ans, fille d'un facteur saint-polois de son état, mais Malouine de coeur, bénévole hyperactive et maman de trois filles. « Je suis la costumière de Violette, lance-t-elle avec fierté.

Quand il s'agit d'apporter les kilomètres de jupes au pressing, c'est moi qui m'en charge ! » Enfin, les jumelles, Camille et Cannelle, 10 ans, qui assument avec autant de sérieux que de plaisir leur rôle de petites violettes. « Nous fréquentions le centre aéré du Méridien d'où est partie l'idée de créer la géante. On a vécu son baptême, son mariage avec Hilaire Patate de Rosendaël... Aujourd'hui, l'ambiance dans l'asso est super sympa », glisse Camille avec malice. La fillette, ce matin, sera la porteuse du bébé géant du Reuze. « Il fait quand même 15 kg ! », plastronne-t-elle. Sa soeur portera le fanion de Violette, en tête du cortège qui partira à 10 h de la place de la mairie.


Si l'on devait reprendre le calendrier des derniers mois chez les Dupont, sûr que l'on y trouverait (surlignés en violet évidemment), une foule de rendez-vous « géants » : des déplacements, jusqu'à Paris même, pour faire connaître les géants du Nord aux gens de la capitale, des sorties pour diverses rencontres. « En septembre, ça nous a occupés quatre week-ends d'affilée... », s'amuse Angélique, qui ne lèverait le pied pour rien au monde. « C'est une véritable passion, il faut le reconnaître, enchaîne-t-elle. Outre l'ambiance, comme disent les filles, vraiment familiale, avec Danièle Thinon - maire adjointe de Malo et secrétaire de l'association Violette la Baigneuse et ses amis - et les autres, j'ai à coeur de faire découvrir aux Dunkerquois cette partie de notre patrimoine que sont les géants, finalement assez méconnue ». Elle garde en tête l'idée de proposer à « Dédé » (André) Devynck, le papa des Reuze, de faire venir les géants à l'école Kléber, où sont scolarisées les filles.

Avec Vincent McDoom

Dans la famille Dupont, les souvenirs liés à la baigneuse sont déjà bien présents, malgré le jeune âge de la star à l'ombrelle. Les petites violettes peintes par les filles pour la naissance, par exemple, ou encore la cabine de plage grandeur nature, rayée bleu et blanc, fabriquée à la maison par Yannick. « Nous avions aussi rencontré Vincent McDoom lors de sa visite à Dunkerque, l'été dernier », se remémore le timide bricoleur, qui avait pour l'occasion donné de sa personne en portant Violette quelques instants.


« On l'allégera d'ici cet été, c'est promis, car pour le moment, elle balle à chaque mouvement de vent... » Des projets, on en trouve aussi chez cette famille de (sup) porteurs de la géante. comme cette Violette de 70 cm de haut, qui sera exposée à la mairie de Malo. Une petite baigneuse qui devrait être prête pour juin. mais à une condition : que sa grande soeur à l'armature d'osier, entre deux sorties, laisse le temps à Yannick de se consacrer à ce travail de petites mains... •

Par Jean-Michel - Publié dans : Carnaval
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 10:03

Avec Dany Boon, des figurants ravis d'avoir quelque chose à déclarer

dimanche 21.02.2010, 05:06 - La Voix du Nord

 Les «bigotes» ont fait partie des premières scènes, jeudi. Les «bigotes» ont fait partie des premières scènes, jeudi.

|  TOURNAGE |

Ils seront une centaine de figurants - en grande majorité des Belges - à apparaître dans le prochain film de Dany Boon « Rien à déclarer » dont le tournage a débuté jeudi à Chimay (B). L'une, Marie-Agnès Maihy, a été des premières prises de vue ; l'autre, Delphine Delchambre, attend son heure, dans la nuit de lundi à mardi.

PAR LIONEL MARÉCHAL

 

region@lavoixdunord.fr PHOTO DIDIER CRASNAULT


Jeudi matin, 11 heures. Quatre femmes endimanchées sortent de la collégiale sur la Grand-Place de Chimay. Elles courent jusqu'aux loges pour se « refaire » une beauté la journée n'est pas encore terminée même si elles viennent d'ouvrir le bal, à savoir qu'elles ont été fixées sur la pellicule des premières scènes du nouveau film de Dany Boon, Rien à déclarer. Il raconte l'histoire de deux douaniers qui devront unir leurs efforts lors de l'ouverture des frontières le 1er janvier 1993 (notre édition de mercredi).

Des expériences humaines

« Bon, on ne va pas se voiler la face, précise avec un brin d'ironie Marie-Agnès Maihy (en gants bleus sur la photo)... ils ont sûrement trouvé qu'on avait la tête de l'emploi. » La tête de l'emploi ? Toutes les quatre, elles joueront le rôle des bigotes à l'église... Certes, « un petit rôle de grenouille de bénitier » mais « c'est tellement excitant ».

D'autant que la Chimacienne n'a pas hésité un seul instant : « J'ai fait comme beaucoup de monde je me suis présentée au casting qui a eu lieu en janvier à Baileux. On m'a rappelée pour me dire que j'étais prise et j'ai été très émue. » On le comprend aisément, son père était douanier et, forcément, des souvenirs sont remontés à la surface ils ont motivé son « envie de faire partie du film ». Et Dany Boon ? « Il est très sympathique comme d'autres, j'ai beaucoup apprécié sa simplicité. » De quelques années sa cadette, Delphine Delchambre, domiciliée à Momignies (B), près de Fourmies, attend, elle, son heure. « Moi, c'est dans la nuit de lundi à mardi que j'interviens, jubile-t-elle. Je me suis inscrite au casting sur Internet et la production m'a contactée. Je suis très contente j'ai fait ça pour l'expérience humaine. » Mais comment se prépare-t-elle ? « On n'arrive pas comme cela le jour J, souligne-t-elle. On a déjà fait des essais de costumes et de coiffure. » Son rôle ? La femme fêtarde ! L'action se jouera sur la Grand-Place de Chimay et la scène contera la nuit du nouvel an 1992... certainement agitée.

Rendez-vous a été donné demain à 17 h pour le maquillage, sachant que le tournage commencera deux heures plus tard pour finir à... « La production nous a prévenus, il peut y en avoir jusqu'à 4 ou 5 heures du matin mais ça ne fait rien. » •

Par Jean-Michel - Publié dans : Cinéma
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 11:53

Dany Boon : « Ce sera d'abord une comédie pleine de tendresse »

mardi 16.02.2010, 05:02 - La Voix du Nord

 Réalisateur-acteur de «Rien à déclarer», Dany Boon a visité les décors du film, hier. PHOTO: DIDIER CRASNAULT Réalisateur-acteur de «Rien à déclarer», Dany Boon a visité les décors du film, hier. PHOTO: DIDIER CRASNAULT

|  FILM |

Dany Boon était hier à Macquenoise et Momignies, à la frontière franco-belge, pour présenter « Rien à déclarer » dont le tournage débute ce jeudi à Chimay. L'occasion pour le réalisateur-acteur de dévoiler son nouveau film lors d'une conférence de presse. > De quoi va parler ce nouveau film ?

 

Dany Boon : « Le sujet central, c'est la fin des frontières en 1993, et la réorganisation des douanes belge et française.

Quand j'étais gamin, tous les dimanches, avec mon père, on allait au tiercé en Belgique. Le sujet m'a passionné. Ces postes frontières sont devenus depuis 17 ans de vrais "no man's land". L'Europe a décidé de supprimer les frontières il y a des choses qui sont positives dans cette décision mais aussi négatives notamment avec toute une économie de la frontière qui a disparu. Et puis, Belges et Français... nous sommes un peu cousins. Ce qui va me permettre d'aller très loin dans l'humour. Mais bon, ça reste une comédie et j'espère que les gens riront ».

> Pourquoi avoir choisi Macquenoise pour la grande partie du tournage ?

D. B. : « J'ai arpenté toute la frontière franco-belge, de Dunkerque à Hirson, pour dénicher un lieu. J'ai trouvé mon bonheur à Macquenoise.

C'est le seul endroit qui était resté dans "son jus" depuis 1993. Techniquement, c'est également idéal car on peut bloquer l'une des deux rues de l'ancien poste on est presque en studio. Je suis venu, il y a deux ans, pour rencontrer des douaniers d'Hirson-Forêt et les contacts ont été très bons. Ils m'ont même donné une cassette vidéo de l'époque du jour de la suppression des frontières ».

> Vous allez aussi tourner à Chimay n'est-ce pas ?

D. B. : « Oui et c'est là que le film débute après-demain. Dans le passé, j'avais fait une retraite estudiantine à Chimay. Je me souviens quand je suis arrivé... mais pas quand je suis reparti ».

> Après « Bienvenue chez les Ch'tis » et ses 20 millions d'entrées au cinéma, comment abordez-vous ce nouveau film ?

D. B. : « Je sens qu'il y a effectivement une grosse demande et une grosse attente. Ça m'a mis un peu la pression pour l'écriture du scénario. J'ai pris plus de temps il y a eu plusieurs moutures. Après, je ne réalise pas des films en pensant au nombre d'entrées qu'ils vont totaliser. J'essaie de travailler comme je l'ai toujours fait, avec une histoire qui tient la route et qui mélange humour et émotion. Rien à déclarer, c'est d'abord une comédie pleine de tendresse ».

Un très bon accueil

> Le temps d'un tournage, Macquenoise va donc devenir Courquain... D. B. : « Oui et j'ai choisi ce nom car je raconte l'histoire d'un poste de douane qui n'existe plus et le côté parfois absurde de la frontière. L'avantage de ce lieu, c'est qu'il se prononce de la même façon en français et en flamand, mais s'écrit différemment : Courquain et Koorkin.

Pour le reste... Chimay restera Chimay ».

> Le budget du film est-il conséquent ?

D. B. : « Rien à déclarer, produit par Pathé, a un budget d'une vingtaine de millions d'euros contre 11 pour Bienvenue chez les Ch'tis. C'est plus mais dès qu'on fait un film d'époque, c'est beaucoup de travail pour les décors, les véhicules, les costumes. Et les années 90, c'est déjà une autre époque ».

> Pensez-vous qu'il y aura des retombées au niveau local comme ce fut le cas pour Bergues ?

D. B. : « J'en serai ravi. Si le film est réussi, pourquoi pas ? Même s'il n'y aura plus de maroilles. Mais il y aura beaucoup de figurants belges et français du secteur. » > Comment qualifieriez-vous l'accueil qui vous a été réservé ici ?

D. B. : « On est super bien accueillis c'est sincèrement du bonheur de travailler en Thiérache ». •

PROPOS RECUEILLIS PAR LIONEL MARÉCHAL

Par Jean-Michel - Publié dans : Cinéma
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 11:51

Hier, Dany Boon a donné le premier clap de son film Rien à déclarer à Chimay. Toute la journée, il a commencé à tourner les premières scènes avec des bigotes, à l'intérieur de la collégiale.


> Aujourd'hui : ce matin, rebelote ! C'est à l'intérieur de l'édifice religieux que tout se passera. Par contre, cet après-midi, des scènes sont programmées sur la Grand'Place de Chimay.


> La semaine prochaine : c'est toujours dans la campagne chimacienne que se poursuivra le film il est même prévu des scènes nocturnes, à Chimay, dans la nuit de lundi à mardi.


> Le mois de mars : si les délais sont respectés, l'équipe du film se dirigera vers Macquenoise - Hirson-Forêt, au poste frontière reconstitué, pour les prises de vue. Jusqu'au 24 du mois, c'est là que seront immortalisées les principales scènes en extérieur avant un détour par Saint-Michel.


> Le mois d'avril : l'équipe devrait se rendre à Bruxelles et dans sa région jusqu'au 19, la fin du tournage. Les mois suivants seront consacrés au montage, un long travail.


> 9 février 2011 : c'est théoriquement la date de sortie officielle de Rien à déclarer dans les salles.

Par Jean-Michel - Publié dans : Cinéma
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 11:49

Premier jour de tournage pour Dany Boon à la collégiale de Chimay

vendredi 19.02.2010, 05:02 - La Voix du Nord

 Dany Boon s'est montré une fois de plus très accessible hier. PHOTO DIDIER CRASNAULT

Dany Boon s'est montré une fois de plus très accessible hier. PHOTO DIDIER CRASNAULT

| AMBIANCE |

On n'a parlé que d'une personne, hier, sur la Grand'Place de Chimay : Dany Boon. Il faut dire que c'était le premier jour de tournage de son nouveau film « Rien à déclarer ». Les premières prises de vue ont eu lieu dans la collégiale et le public s'est massé toute la journée pour apercevoir « l'icône ».

 

Dany Boon, on en a d'abord parlé à l'intérieur de la collégiale où les premières prises de vue ont débuté. Les techniciens rentrent et sortent régulièrement avec du matériel technique. Ici un fond, là une caméra. Mais c'est le mystère... Dany Boon, on en a ensuite parlé à l'extérieur. Un flot ininterrompu de dizaines de badauds s'est massé. Ils attendent la sortie de l'artiste. Certains sont là depuis 9 heures, par une température de - 2 degrés. Il y a des Belges, bien sûr, mais aussi des Français, parfois venus de très loin : « J'arrive de Lille. Je suis allé à Macquenoise mais on m'a dit que c'était ici. Il est déjà sorti ? » Non, mais l'un des opérateurs rythme les heures... « Faites silence, ça va tourner. Attention, on demande le "moteur"... Chut ! ». On n'entend plus une mouche voler. Et puis soudain... il apparaît !

Au milieu des volutes

Dany Boon, on en a enfin parlé dans des conservations de comptoir comme au café Le Picotin, autour du patron du jour, Jérôme Arbonnier.
Ambiance au milieu des volutes : « Hein les gars, ça fait déjà un petit moment qu'on le savait que le Dany il allait tourner à Chimay.
- Ouais, on est bien content, ça va faire connaître la région  ».

On ose interrompre car Chimay est déjà mondialement connu pour ses bières, croit-on argumenter. La réponse fuse : « Tu parles, y'en a qui croient que c'est dans les Ardennes ». Quant à Dany Boon, c'est aussi une « icône » en Belgique : « Ben, il a fait Bienvenue chez les Ch'tis avec notre patois. "Je vous dis quoi", ça, on le dit tous les jours, nous.
- Mi, Bienvenue chez les Ch'tis, j'lai vu quatre fois.
- Il est aussi attendu au tournant le "gaillard". Y paraît que pour Rien à déclarer, le scénario, il est vachement bien ficelé... la barre a été placée haute ».

Et quant à savoir pourquoi il a choisi Chimay, l'un avance une réponse : « Quand il était étudiant à Saint-Luc, il est venu chez nous. Et il a pris une belle cuite... nous, on appelle ça le cancer des paupières ». Alors forcément, il n'a pu que s'en souvenir de Chimay. Allez, on remet une tournée pour Dany ! •

LIONEL MARÉCHAL

Par Jean-Michel - Publié dans : Cinéma
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